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La Route

Un film débutant par la fin

La route est un film post-apocalyptique de John Hillcoat et tiré du roman de McCarthy possédant le même nom. Ce film débute après la destruction de la majorité des matières premières sur terre et de la plupart des personnes y résidant par un phénomène totalement inconnu. Il n’est pas question de pollution, de catastrophe écologique ou autre… Quasiment tout est parti en fumé et personne ne sait pourquoi. Des êtres humains continuent tout de même à vivre dans un monde dirigé par la destruction et par le chaos. La majorité des hommes ne sont plus que l’ombre d’eux-même, le crime connait une expansion conséquente, la famine gagne du terrain, c’est ce qui va poser un autre problème, la hausse du cannibalisme. En effet, sans vivres, ni morale, une partie des hommes se trouve près à tout pour survivre, même à dévorer leur prochain. Cependant ce film conte l’histoire de deux personnages attachants, un père et un fils répondant à aucun noms particuliers. On sait juste que la relation entre les deux personnages est familiale et qu’elle s’est renforcée grâces aux diverses épreuves passées ensemble…

L’espoir fait vivre

Dans un monde dévasté où les paysages sont gris, où la nourriture se compte sur les doigts d’une main, où la confiance devient de plus en plus rare, où il n’existe plus de structures sociales réellement solides. L’espoir est la seule motivation qui donne réellement envie de vivre. Tout au long du film l’espoir est personnifié par « le petit », celui que le père va accompagner tout au long de cette aventure. Le but de la route est simple mais pourtant semé d’embûches. Un homme grâce aux conseils de sa femme décédée a pour but de se diriger vers le sud des Etats-Unis pour échapper à un enfer glacial. En marchant à travers les villes dévastées et les paysages dénaturés, l’enfant va être confronté aux pires souffrances de l’humanité. Il y a aussi bien les suicides collectifs pour échapper à la misère du monde, le cannibalisme, les chasses à l’homme organisées et tous les autres crimes comme le vol, le vandalisme etc…

Cependant, derrière ce rideaux de désespoir et de sentiments odieux, des hommes tentent de vivre honnêtement en gardant un sens morale à leur vie. C’est le cas du père et du fils et d’autres habitants de la terre dévasté. Même si on se doute bien que le père n’est pas blanc comme la neige, il tentera par dessus tout de protéger son fils de tous les dangers. D’ailleurs au début du film, pour se protéger, le père va se munir de son pistolet qui ne contient plus que 3 balles. Pour la première fois le paternel tuera un homme à l’aide de son pistolet et il échappera comme par miracle à ses poursuivants. L’enfant qui détient encore les marques de sang de ce meurtre, se trouve réellement déstabilisé. Pour lui, les notions du bien et du mal sont bien obscures.

Comment justifier le suicide alors qu’il y a encore de l’espoir ? Pourquoi s’entre-tuer alors qu’on pourrait vivre ensemble avec le peu de ressources restantes ? Pourquoi faire du mal à des personnes ou ne pas les aider alors qu’elles sont tout comme nous dans la misère ?

En effet dans ce film rien n’est manichéen, tout porte à réflexion. Les choses les plus éphémères prennent une importance capitale. Un moment les deux protagonistes découvrent un centre commercial. Par chance l’adulte principal du film découvrira une cannette de Coca Cola qu’il donnera sans hésiter à sa progéniture. Mais son enfant si généreux la partagera sans hésiter avec son père. C’est une scène adorable, l’enfant pour la première fois boira une boisson sucrée et pétillante, d’ailleurs il le remarquera très vite : « C’est marrant, ça fait des bulles ». Dans ce film c’est un moment plutôt reposant et tout simplement ordinaire. Mais le paradoxe est le suivant, ces moments ordinaires deviennent sensationnelles lorsqu’on voit des hommes victimes sans arrêts du cannibalisme, du meurtre etc… La route ne veut pas faire dans le sensationnel, bien au contraire. Les deux personnages échapperont à des évènements dangereux, mais le réalisateur ne met pas l’accent principal là-dessus contrairement à 2012  et la peur reste pourtant toujours présente. D’ailleurs, il restera deux balles dans le chargeur du père qui décidera en cas de problèmes majeurs de tuer son fils et de se suicider ensuite si jamais ils sont au bord de se faire dévorer. C’est une réalité très triste où le proverbe : « L’homme est un loup pour l’homme », repris de Hobbes (qu’il a repris de Plaute) d’ailleurs prend tout son sens…

Malgré tout, les deux personnages s’efforceront de continuer leur route. Même si pour le père les souvenirs du passés viennent le hanter, comme la disparition de sa femme, qui est partie d’ailleurs sans dire un au revoir éternel à son fils… Les divers moments de bonheur ressurgissent de temps en temps, mais on sent un homme dévoré par la vie où seul l’espoir réside dans son fils…

L’importance du passé

Le père un moment trouvera une maison abandonnée où il existe de l’eau potable. Il en profitera pour prendre une douche et pour laver son fils. Un moment fort convivial, car le père se rappellera des derniers instants positifs passés avec sa femme. les deux personnes ordinaires trouveront également un ancien piano. Le père en en rejouant racontera une partie de son passé à son fils en lui disant que sa mère aimait beaucoup pratiquer cet instrument… En continuant leur route,  par chance ils trouveront un abris sûrement préparés par une personne ayant anticipée le cataclysme, où se trouve des vivres à perte de vue. Pour la seule fois du film, le père et le fils mangeront à table avec des fourchettes un plat chaud et chaleureux. D’ailleurs le père habillé en costume se peigne les cheveux pour l’occasion et tentera de fumer pour la première fois. Ce n’est pas un fort succès, certes, mais ces évènements le rapprocheront de son humanité, de ce qu’il était avant. D’ailleurs le petit n’hésitera pas à demander à quoi ressemblait la vie avant cet évènement qui a tout fait basculer. Par pudeur il ne lui racontera pas tout, car il ne veut pas que certains de ses souvenirs lui reviennent en tête, comme le cataclysme, sa femme qui ne voulait pas mettre au monde le petit, ses disputes avec elle etc… On sait juste que le père travaillait en ville et que du jour au lendemain, il a quasiment tout perdu…

L’adulte se rend bien compte que malgré se monde dévasté, il se doit d’offrir un avenir à son fils. C’est pourquoi il dit souvent à son successeur qu’il porte le « feu » en lui et qu’il devra trouver d’autres personnes portant le feu pour lutter contre les « méchants », c’est à dire les cannibales et ceux qui vivent sans aucun code morale. Pourtant après être parti de l’abri par obligation, les actes de l’adulte principale sont loin d’être en harmonie avec ses paroles. Lorsque les deux migrants rencontreront un vielle homme sur leur route, l’adulte partagera avec peine les  rations qu’il a obtenu. Cependant l’enfant qui veille sans arrêt sur les autres n’hésitera par à partager le peu qu’il a. Cet homme semble malade, mais un échange entre diverses générations aura lieu, une chance pour le jeune garçon qui veut avec hâte faire connaissance avec ce vieil homme qui par miracle à survécu.

Malgré ses contradictions le héros si on peut l’appeler ainsi transmettra tant qu’il le peut les valeurs de l’amitié, du respect, de la fraternité et de l’amour à son fils. L’enfant est d’ailleurs un peu naïf, mais il se rend tout de même compte que son père vit avec ses propres contradictions. Dans ce film, le garçon inspire la légèreté et la confiance. Tout au long du film il ne fera du mal à personne, même s’il a souvent peur… On s’apercevra d’ailleurs sans trop de problèmes que le père de cet enfant souffre d’une maladie, ses divers toux et ses épuisements font comprendre aux spectateurs qu’il mourra avant la fin du film. En mourant, il laissera à son fils son pistolet qu’il n’a pas utilisé pour lui permettre de se protéger des divers dangers. Même si l’enfant porte toujours le « feu » en lui, il se retrouvera malgré tout confronté au problème de la confiance

La confiance rime avec le risque

Comme le dit un vieux dicton « la vie continue ». Après la mort de son père échoué sur la plage. Le porteur du feu continuera sa traversée seul, du moins temporairement car il rencontrera un adulte sur sa route. L’enfant est perturbé. Il ne sait que décidé, soit prendre la fuite pour échapper à une mort hypothétique, ou bien faire confiance à cet homme qui lui propose un meilleur vie possible… Le petit, armé de son pistolet aura à faire à un dilemme qui changera sa vie à jamais. Le vagabond lui précisera bien qu’il a le choix mais que dans tous les cas il prend un risque. Ce risque est de faire confiance à un homme dans un monde gouverné par la violence et le cannibalisme. Le film retranscrit bien les sentiments que vit le jeune garçon. Déjà que dans notre société il est loin d’être facile de faire confiance à un inconnu. On peut donc se demander comment il est possible d’accorder sa confiance à un autre homme dans un monde gouverné par le conflit.

Finalement le petit après une mûre réflexion décidera d’écouter la proposition de l’adulte. Il apprendra d’ailleurs très rapidement que cet adulte a une famille et que le chien qu’il avait entendu aboyé leur appartient. Le film se termine ainsi, le garçon retrouve une famille malgré les épreuves qu’il a traversé. Certains critiqueront cette fin qui semble aux premiers abords bien optimiste. Mais pour ma part, je la trouve honnête et respectueuse du film, car ce film malgré son contexte met l’accent sur le ressentit des personnages et non sur l’action. De plus cette fin par sa légèreté donne un grand espoir sur lequel le père mettait l’accent tout au long du film et elle permet également d’oublier temporairement les divers horreurs durant le long métrage.

La route est à mon avis est film plus qu’honnête, dans le genre post-apocalyptique il sort du lot en prenant le risque de mettre en avant une relation conflictuelle et en même temps très forte d’un père et d’un fils. Le point de vu omniscient qu’offre le film en montrant les diveress horreurs que subissent les personnages et leur passé conflictuel, permet au spectateur de se mettre facilement à la place des héros ordinaires de ce film. En outre, leur absence de noms et de prénoms renforce également cette unité que le film souhaite dégager. En prenant le risque de créer un film original, les réalisateurs de la route ont mis au point un film très intéressant, qui restera sûrement gravé dans la mémoire de ce qui l’ont regardé au moins une fois.

Publié le 25 Septembre 2010

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Le tombeau des lucioles

Un film touchant

 

Le tombeau des lucioles est un film animé produit par Toru Hara, il est tiré du livre La tombe des lucioles de Akiyuki Nosaka. Ce film est sorti en 1988 au Japon, l’année de ma naissance d’ailleurs, mais je l’ai regardé que 22 années plus tard. C’est un film tiré d’une œuvre semi-autobiographique, c’est à dire qu’une part de fiction s’immisce dans la réalité. C’est ce qui rend l’adaptation plus difficile, ainsi le film ne démarre pas de la même manière que le livre et finit différemment. Pourtant, sans même avoir lu le livre, mais en lisant des renseignements par rapport à celui-ci, cela me pousse à croire que les réalisateurs ont comprit une partie de l’ambiance que l’auteur voulait retranscrire.

Le Tombeau des lucioles se déroule durant la seconde guerre mondiale, mais du point de vu des civils japonais. En particulier de deux frères et sœurs nommés Seika et Setsuko âgés de 14 et 4 ans. Durant la guerre, on vit dans un Japon qui résiste à l’envahisseur américain. Malheureusement la petite ville de campagne Kobe ne peut résister aux bombardiers américains. Les divers bombes incendiaires la réduisent en tas de cendre en à peine quelque minutes. Le spectacle enflammé cache un court instant la souffrance que les habitants vont endurer. En très peu de temps, les habitants ont tout perdu, leur foyer, leur nourriture, leur récolte, leur maison… Tout est brulé et la pire situation reste celle des enfants perdant leurs parents. C’est le cas de Seika et de sa petite sœur Setsuko qui vont devoir se débrouiller tant  bien que mal pour survivre dans une société où l’individualisme règne en maitre.

En quête de réconfort

En repartant dans sa ville d’Origine Kobe, Seika retrouve sa mère agonisant dans la souffrance, sans tarder il l’accompagnera à un hôpital éloigné de la ville dévasté. Malheureusement pour lui, sa mère succombera à ses blessures. De retour à Kobe, Seika saisira les vivres et les affaires cachés près de sa maison… Envahit par la tristesse qu’il n’exprimera pas d’ailleurs avant un certains moment, Seika retrouve sa petite sœur Setsuko. Les deux êtres liés par le sang vont vivre temporairement chez leur tante, d’ailleurs en voyant les vivre que rapporte Seika, elle en sera très heureuse. Les nouveaux vêtements, le riz et les fruits coulent à flot chez la tante de Seika, pendant un moment du moins, même si la guerre continue l’ensemble de la famille trouve un agréable moment de paix. Plus tard, Seika offrira une boite de bonbons japonais aux fruits pour couvrir sa sœur du besoin et surtout du malheur. Cette boite de bonbon représente en réalité la vivacité de Setsuko, plus elle la boite se videra et plus sa vie sera en péril… De plus, sachant que Setsuko ignore tout de la mort de sa mère, elle harcèle souvent Seika de la question suivante : « C’est quand qu’on revoit maman ? », Seika répond souvent : « Bientôt. ». Le mot bientôt comme vous le savez, cache en réalité un mensonge qui provoquera encore plus la détresse de ce pauvre Seika.

Retour à une dure réalité

Alors que tout semble aller pour le mieux chez la nouvelle famille de Seika, la nourriture se met à manquer. Les cousins de Seika se trouvent de plus en plus contraint à travailler pour nourrir le reste de la famille. Tandis que Seika et Setsuko préfèrent profiter du peu de tranquillité qui leur reste. Malheureusement, leur tante interrompt ses instants en leur ordonnant de travailler pour la « patrie ». Cependant quelle « patrie » reste-t-il ? Lorsque les réapprovisionnements ne sont plus assurés, que la guerre semble perdue, que les héros de la guerre se suicident dans l’espoir de gagner une bataille tragiquement tournée à l’avantage des occidentaux… La patrie semble être un autre monde dans la tête de ce pauvre Seika, qui subit de plus en plus les brimades de sa tante tout en attendant désespérément le retour de son père au front… Pour commencer, Seika et Setsuko décideront de vivre dans une chambre séparée de leur tante, car cette dernière en engueulant son neveu, en profite également pour saisir le peu de ration que Seika a pu ramener. Les relations entre les membres des deux familles évoluent progressivement vers le conflit. Les deux protagonistes seront dans l’obligation de fuir le domicile pour s’abriter dans une cabane près d’un ruisseau.

Tout pour survivre

Seika vit désormais principalement pour sa sœur qui voit la quantité de sa boite de bonbon diminuer au fur et à mesure. Setsuko représente les derniers espoirs de Seika, car même si elle a appris la mort de sa mère après coup, elle n’en perd pas moins son innocence. Tandis que Seika n’hésitera pas à voler les agriculteurs, à profiter des divers bombardements pour piller les maisons. Setsuko gardera en revanche toujours sa pureté, en disant divers remarques : « On a le droit de manger ça ? », « C’est bien de faire ça ? » etc… Setsuko ressent malgré tout la détresse de son frère qui veut tout faire pour la protéger et permettre sa survie. Cependant, contrairement à lui, elle ne veut pas faire de mal aux autres et souhaite vivre malgré la souffrance omniprésente. Le japon est tellement dans un état de souffrance que même en se promenant sur les petites plages autour de Kobe, des cadavres jonchent sur le sable. De plus, une famine s’impose contraint tout le monde. C’est à partir de ce moment que la petite Setsuko montrera les signes d’une anémie due au manque cruel de nourriture… Le médecin conseillera à Seika de mieux la nourrir, mais sans aide ni argent, la destinée de Setsuko est toute tracée…

La beauté des lucioles

En apprenant la maladie de sa sœur, Seika décide de chercher les dernières économies dans une banque en ville. La boite de bonbon de Setsuko est vide et les beaux boutons de sa défunte mère les remplacent. Seika en allant en ville apprend que la guerre est terminée. D’ailleurs la ville et la campagne sont des mondes totalement différents, puisque visiblement Seika n’était vraiment mais pas du tout au courant de la nouvelle. Les regards des citadins sont plein de surprises lorsqu’ils voient Seika posés des questions qui semblent pourtant évidentes… D’ailleurs le personnage principal ne tardera pas à apprendre la disparition de son père qui semble réellement définitive. Seika a tout perdu, ses parents, sa maison, son héritage et dans peu de temps sa sœur qui en plus de sa maladie souffre d’une faim terrible. En revenant dans leur cabane, Seika plein de vivres, verra sa sœur sucer les boutons de sa mère… Il tentera désespérément de nourrir sa sœur, mais elle mourra en contemplant pour la dernière fois le spectacle des lucioles qui s’envolent dans le ciel. Après le décès de Setsuko, son frère l’incinère au tombeau des lucioles. Cependant il conservera la boite de bonbons qui restera le compte à rebours et le seul souvenir de Setsuko. Peu de temps après, Seika partira dans l’autre monde plein de tristesse pour le dernier espoir qui lui restait.

Une fin tragique et réaliste

Dans un monde gouverné par la guerre, on apprend que peu importe le camp dans lequel on se trouve, la souffrance est présente aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Ce film réussit à rassembler toute personne qui a vécu la guerre et à toucher ceux qui ne l’ont jamais vécu. Cette histoire n’est surement pas spécifique à Seika et Setsuko, car la guerre qui fait des ravages touche quasiment tout le monde et sans pitié. La misère laisse place au banditisme et à toutes sortes de comportement pour survivre. Néanmoins ,certaines personnes conservent leurs idéaux et risquent toujours leur vie pour apaiser celle des autres. Un beau film animé qui n’en reste pas moins très réaliste, car des personnes ayant vécu la guerre confirme même reconnaitre certains décors. C’est sans doute, même si je n’ai pas encore lu le livre original, une très belle adaptation pleine de réalisme et un film très touchant.

Date réelle : 9 Août 2010

Avatar le film dont tout le monde parle

Introduction

Chers lecteurs, voici un article sur le récent film de James Cameron nommé Avatar. Ce film a énormément fait parler de lui, car il a été réalisé par le créateur de Titanic dans un premier temps. Dans un deuxième temps, c’est un film assez spécial puisqu’il est en 3 dimensions, on peut donc regarder le film de deux manières, soit comme un film ordinaire c’est à dire sans les reliefs etc… Ou bien en 3D à l’aide des lunettes spéciales. C’est pour cette dernière version que j’ai opté, et que je compte critiquer ici. La place de cinéma m’a quand même coûté 8€ environ (6€ à peu près pour la place de cinéma, 2€ pour louer les lunettes et une longue file d’attente pour voir le film…), ce n’est pas donné c’est sûr, mais honnêtement après être sorti du film je n’ai même pas pensé à ces détails… Pourquoi !? Me demanderez-vous. Je vais vous expliquer tout cela dans cet article. J’espère que vous prendrez goût à le lire et que si vous avez regardé le film, vous retrouverez certaines remarques ou bien en contraire m’en donnerez des nouvelles. Pour ceux qui n’ont pas vu le long métrage, je vous conseil de ne pas lire cet article car il dévoile de nombreuses intrigues sur le film. Désormais vous êtes prévenu et je peux me lâcher. Ha ha !


Scénario et critique

Contexte et présentation

Le film Avatar se déroule dans le futur , loin de notre époque car la technologique a considérablement avancé. Désormais, les hommes peuvent voyager à des années-lumière à l’aide de vaisseaux perfectionnés, de plus, ils maitrisent très bien le clonage et la cryogénisation (c’est à dire le fait de geler un être vivant pour l’empêcher de vieillir et donc de vivre à des siècles plus avancées).

On est tout de même frappé par cet univers qui semble anticiper le monde d’aujourd’hui, car on observe des hommes qui voyagent dans le but de trouver des nouvelles ressources naturelles, des technologies avancées, l’exploitation des ressources etc… En effet, j’ai oublié de parler d’un point fort important et je préfère le souligner dès maintenant car il a un rôle important par la suite. La médecine a également considérablement progressé, maintenant les médecins peuvent réparer la moelle épinière d’une personne donc lui permettre de ne plus être paralysé… En échange d’une grosse somme d’argent. Cela remet donc en question la position des personnes handicapées dans la nouvelle société et ça, j’en parlerai plus tard…

Le protagoniste et son avatar

Le personnage principal d’Avatar est donc un ancien Marine nommé Jake Sully, ce dernier est victime de paralysie justement. On peut donc déjà imaginer la faiblesse avec laquelle part le personnage, car malgré son handicap, il reste tout de même un soldat de l’armée américaine, au niveau sportif ce dernier est donc forcément désavantagé. Cependant, les qualités de ce personnage ne résident pas dans ses capacités physiques, mais bien dans son mental.

On a donc à faire à un protagoniste intelligent qui travaillait dans les services de renseignements de l’armée et qui va faire en sorte de poursuivre correctement son travail. En effet, Jake à la suite du décès de son frère jumeau a décidé de son plein grès de traverser des années-lumière et d’adhérer au programme avatar.

Justement le mot avatar peut porter à confusion, car il est utilisé à de nombreuses sauces. Dans notre cas, l’avatar ou autrement dit les « voyageur de rêve » appelé ainsi par les navis (ces derniers d’ailleurs ressemblent étrangement à des chats-garous de Titan Quest) , sont des hybrides mi-humains/mi-navis. Les avatars ne sont  pas sensibles à l’atmosphère nocif de Pandora (la planète à des années-lumière de la terre), de plus, physiquement ils ressemblent beaucoup aux navis et également à leur propriétaire. C’est à dire qu’un avatar ressemblera fortement à son pilote humain qui le manie à l’aide d’une machine assez spéciale.

But de la mission d’infiltration

Jake doit « piloter » un avatar pour mieux connaitre le peuple « indigène » autrement dit les navis, dans le but d’exploiter un métal rare se trouvant par le plus beau des hasards sur le lieu d’habitation des navis. C’est pourquoi, l’entreprise privée qui compte gagner un paquet de fric grâce à ce voyage veut par tous les moyens déloger les navis, quitte à utiliser la force. Cependant des scientifiques et d’autres personnes s’y opposent fortement, comme Grace Augustine qui est la scientifique la plus haute gradée du voyage.

Grace préfère connaitre le peuple et mener des relations pacifiques avec les extra-terrestres, c’est pour cela qu’elle traite avec mépris les marines qui sont pour elles des « êtres sans cervelles ». Toutefois, plus on avancera dans le film, plus son estime pour Jake va augmenter. En revanche, un autre personnage s’intéresse également à Jake, c’est le colonel Miles Quaritch qui voit en lui l’espion idéal pour connaitre les faiblesses du peuple de Pandora.

Le protagoniste accepte donc cette mission car il n’a « rien à perdre », c’est un homme handicapé qui se sent peu utile et n’est pas respecté sur la planète terre, il va donc accepter cette mission pour vivre des expériences palpitantes et uniques. En pilotant son avatar pour la première fois d’ailleurs, il est plein d’enthousiasme, cette scène m’a marqué, car l’ancien Marine s’amuse comme un enfant, il reprend plaisir à marcher, à courir et prend donc conscience de ce qui lui manquait. En effet, les médecins lui conseillent de rester prudent, de ne pas se précipiter pour effectuer des tests etc…

Cependant, Jack n’en fait qu’à sa tête, il est têtu, se précipite pour jouer au basket avec d’autres avatars et prend conscience petit à petit du nouveau corps qu’il habite. Ce corps justement n’a rien à voir, car les avatars mesurent en moyenne 2 mètres de hauteur, ils ont une queue (pas de grossièreté hein :D), ils sont beaucoup plus forts que des humains normaux. Il faut normalement attendre un long moment avant de maitriser ce corps, mais Jake y arrive assez facilement. Il est sûrement doué ou plutôt plus motivé que les autres, car il n’a plus pris plaisir à marcher depuis longtemps et reprend rapidement conscience de la liberté de mouvement qui lui manquait.

La faune et la flore de Pandora

Jake va donc réaliser sa première mission sur Pandora en compagnie de Grace, de Trudy Chacon et de Norm Spellman. En voyageant, Les missionnaires vont rencontrer un animal hostile, à cause de ce dernier, Jake sera séparé du groupe et devra rester toute la nuit dans la forêt de Pandora. Durant son voyage, Jake va faire connaissance de la faune et de la flore de la planète. Il verra des fleurs géantes qui se rétractent dès qu’elles sentent un étranger et des quadrupèdes qui semblent vouloir le manger… Pour s’échapper, Jake va utiliser un bâton enflammé, mais cette arme ne suffira pas, car il va rencontrer une navi nommée Neytiri qui va lui sauver la vie.

Jake naturellement va la remercier, cependant Neytiri ne le verra pas du même œil, car en tant qu’habitant de Pandora, l’idée même de tuer un animal l’écœure. Malgré l’hostilité qu’elle éprouve pour les avatars qui sont pour elle des imposteurs. Neytiri sera ensuite forcée de le présenter à son peuple, car des minuscules êtres scintillants vont être attirés par Jake. Ces êtres scintillants sont en réalités des « lucioles » provenant de l’arbre principal de Pandora, l’arbre âme semble donc être une des sources de survies du peuple navi et on peut supposer que « les lucioles » sont ses messagers.

En y repensant, cette idée d’arbre important pour le monde ne m’est pas du tout inconnue, en tant que gamer, j’ai beaucoup apprécié les secret of mana autrement dit Seiken Densetsu. Dans ces jeux l’arbre est vu comme une déesse qui veille sur le monde… Et devinez quoi, dans Avatar c’est pareil O_O, excepté que les messagers de l’arbre sont des fées dans les jeux… Peut-être que l’inspiration de James Cameron se trouve dans ces jeux là justement (d’ailleurs il parait que son projet avait émergé il y a une dizaine d’année déjà), où dans des légendes tournant autour de l’arbre de vie ou de mère nature… Enfin, si vous pouvez me renseigner là-dessus, je ne suis pas contre !

Enfin revenons à Neytiri, en présentant Jake à son peuple, elle est beaucoup critiquée par ce dernier, car en plus Jake ne l’aide pas, comme il ne connait pas les coutumes du peuple, il enchaine boulettes sur boulettes… Neytiri va devoir expliquer à son père, le chef de la tribu, les événements qui se sont déroulés. Le chef ordonnera à Neytiri d’apprendre les coutumes du peuple navi au nouveau venu… A partir de là l’entrainement commence pour Jake.

Les expériences de Jack

Jake va vite s’empresser de raconter ses expériences, aux scientifiques d’abord, puis aux marines, en particulier à leur chef… De plus, chaque colon de Pandora possède un journal intime, en réalité c’est une caméra où chaque personne est obligée de raconter ses expériences. Cette obligation est sûrement du au fait que les humains sont éloignés de la terre, comme ils ne voient plus leur planète, ils doivent trouver un moyen de s’y accrocher. Ainsi en racontant leurs expériences, ils peuvent se dire qu’après tout leur proche regarderont sûrement leur vidéo, puis ça évite les coups de blues je pense. Imaginez que vous soyez éloigné de votre planète, déjà en voyageant à 500 km de chez vous, c’est perturbant. Vous perdez vos repères, vous devez changer d’habitudes, vous ne voyez plus vos proches etc… C’est un grand changement dans la vie qui peut parfois provoquer un gros malaise

Socialisation et relations

En parallèle Jake continue son entrainement, il devient de plus en plus fort et est donc de plus en plus respecté par le peuple navi. En outre, il se rapproche de plus en plus de Neytiri et s’adapte aux coutumes du peuple navi. Le héros commence donc de plus en plus à changer, car en s’attachant au peuple navi, il ne veut plus du tout provoquer leur destruction. Par ailleurs, Jake se détache de plus en plus des humains, même s’il reste proche des scientifiques qui sont pour lui ses vrais amis dans le film. Les autres humains sont décrits surtout comme des personnes qui veulent du profit (les dirigeants de l’entreprise), les autres c’est-à-dire les marines sont plutôt décrits comme des hommes qui ont voyagé car ils sont en recherche de sensations fortes et de bagarres.

D’ailleurs le héros n’a pas de relations sociales avec eux, car comme il est handicapé ces derniers n’ont aucun respect pour lui, de plus, la plupart du temps il est associé à son avatar et préfère rester avec lui. Ceci se voit par son comportement d’ailleurs, Jake se douche de moins en moins, il se hâte de manger pour ne faire qu’un avec son avatar etc… En réalité, sa vie humaine est banale et ne provoque plus d’excitations en lui, même si Miles Quaritch lui a promis de lui rendre ses jambes après sa mission. Jake se sent paradoxalement inhumain parmi les siens, et plus humain parmi les extra-terrestres qui sont tout au long du film décrit comme des sauvages par la majorité des humains d’ailleurs. Les scientifiques tentent en vain de faire comprendre l’enthousiasme qu’ils ressentent en étant au côté du peuple de Pandora, de leurs traditions. Cependant ils sont incompris, car seules les matières premières intéressent les colons.

Dilemme et regrets

L’armée humaine ne tardera pas à passer à l’offensive en détruisant le lieu d’habitation des navis. Jake sera déçu par le comportement des humains et va même les trahir en détruisant les caméras d’un tracteur géant. Cependant, le colonel Miles va l’apprendre et se hâtera de suspendre Jack, les scientifiques seront également emprisonnés… Ainsi une des pilotes d’hélicoptère, Trudy Chacon les libérerera et permettra la fuite des héros. Malheureusement, elle provoquera sans faire exprès le décès de Grace.

Jack sera donc obliger de regagner le respect du peuple navi, car en tant qu’avatar, il a avoué avec beaucoup de regrets qu’il a aidé les humains dans leur projet de destruction. Pour reconquérir le respect des navis, Jack va se souvenir de l’importance de leurs coutumes, il va sans tarder prendre le contrôle du plus grand prédateur aérien de Pandora à l’aide d’un lien. En effet, tous les navis possèdent de longs cheveux où se trouve un lien qui peut les unir à n’importe quel animal de Pandora. En revenant vers les navis sur le dos du grand prédateur, Jake va immédiatement provoquer leur admiration.

Il va également en profité pour leur parler de son plan de contre-attaque à l’égard des humains. Jake réussira pour la première fois à réunir tous les peuples de Pandora pour combattre les humains. D’ailleurs avant de partir à la guerre, Jake prie la déesse de l’arbre âme. A cette entité, il va lui expliquer la vie humaine sur terre, en décrivant un monde à l’agonie où les êtres humains se sont éloignés de la nature, il dit de ses mots : « Ils ont détruit leur mère ». Par la même occasion, Jake conseille même à l’arbre âme de voir la mémoire de Grace qui est morte au niveau de ses racines. En réalité, l’arbre âme est en plus d’être un arbre gigantesque, le patrimoine des navis, car il absorbe la mémoire unifiée de leurs ancêtres. Le peuple de Pandora peut  lui demander conseil etc… C’est un arbre sacré qui a une réelle importance pour le peuple extra-terrestre, car en plus d’être le patrimoine du peuple, il communique avec toute la forêt de Pandora.

La grande guerre

Après tous ces évènements, se déroule une guerre sans merci entre les humains et les navis. Jack a préparé divers stratégies pour combattre les humains. Tout d’abord, il va commencer par cacher son appareil permettant de manipuler son avatar. Puis, grâce à l’autorité qu’il a acquise par rapport aux peuples navis, il réunira tous les peuples de pandora pour lutter contre l’envahisseur. Cependant, les humains de leur côté prévoient de détruire l’arbre âme à l’aide de plusieurs caissons d’acide, car le colonel Miles Quaritch a conscience qu’en le détruisant il aura un grand avantage sur ses ennemis.

Ainsi, les navis s’aideront de la faune et de la flore pour remporter cette guerre, tandis que les humains abuseront de la technologie. Les effets spéciaux de cette scène de guerre sont bien réalisés, l’action est bien fluide également et la 3D rajoute une bonne dose d’immersion. C’est une belle scène, même si sans surprise on saura que le peuple de pandora remportera la guerre. A la fin d’ailleurs, la prière de Jack porte ses fruits, car toute la faune se lie aux navis pour remporter la guerre. Ces confrontations se termineront par le combat final entre Jack en tant qu’avatar et le colonel Miles. Jack gagnera se combat de peu et avec une grosse dose de chance car son appareil d’avatar sera cassé. Une grande dose de chance aide également l’ex marine, car avec sa main il arrivera à éteindre un feu sur son bras et malgré l’air nocif de Pandora, sa copine Neytiri viendra lui sauver la vie in extremis… Sans surprise, Jack décidera de transmettre son esprit dans le corps de son avatar pour enfin devenir un navi pour toujours.

Conclusion

Avatar est donc un film classique qui est prévisible de A à Z. On sait comment ça commence et on arrive à deviner comme ça se termine sans trop de difficultés. Mais ce film dégage quand même quelque chose, car il est remarquablement bien réalisé. Les incohérences sont très peu nombreuses, je dirais même qu’à vue de nez il n’y en a aucune. C’est un scénario vraiment bien écrit, car il suffit de réfléchir un peu pour savoir que quasiment tout est expliqué. Les effets spéciaux restent honnêtes, même si on regrettera que des bandes annonces comme celle de Shrek 4 par exemple semblent présenter une meilleure qualité en 3D que celle du film Avatar. En tout cas, c’est un excellent divertissement que je conseille à toutes personnes aimant même un peu les univers fantastiques. Peut-être que ce film ne mérite pas tout l’engouement que les divers journaux lui ont apporté, mais il reste tout de même très agréable. Il parait que le réalisateur compte en faire une trilogie, mais je reste assez réservé pour la suite…

La vraie date : 19 février 2010

2012 : Le film

Présentation

Il n’y pas très longtemps, j’ai vu un film nommé 2012. Vous avez du tous en entendre parler plus ou moins, car le film a quand même fait parler de lui. En général, les films catastrophes me plaisent assez et c’est pour ça que j’aime les voir d’ailleurs même si je sais qu’ils finissent très souvent de la même manière… Cependant, j’ai toujours envie de les voir, car le fait d’observer des évènements naturels, voir surnaturels qui surpassent l’homme a toujours aiguisé m’a curiosité. Comme vous pouvez le deviner, je vais donc vous parlez du film 2012 et je prie à ceux qui ne l’ont pas vu de ne pas lire cet article, car il sera un vrai nid de spoils (au moins vous êtes prévenu).

Introduction

2012 est un film sorti dans les salles françaises le 11 Novembre 2012 2009,  il a été réalisé par Roland Emmerich. Le scénario est le suivant : Les mayas, une très puissante civilisation qui aujourd’hui a perdu une grande partie de sa renommée, a prévu la fin du monde le 21 Novembre 2012, il me semble. En 2009, un scientifique nommé Adrian Helmsley part à la rencontre d’un de ses collègues appelé Satnam Tsurutani, ce dernier lui fait part de ses découvertes surprenantes ! En observant l’astre le plus lumineux de la voie lactée, autrement dit le soleil, le scientifique s’aperçoit que les neutrinos se comportent comme des micro-ondes. Normalement ces molécules ne doivent pas adopter ce type de comportement. On comprend donc vite que la situation est dramatique et c’est pour cette raison qu’Adrian Helmsley s’empresse de prévenir le président des Etats-Unis

Mon point de vu

Le film démarre d’une manière classique par rapport aux autres films catastrophes, une personne cultivée découvre que « quelque chose de pas normale se trame » et tente de prévenir les autorités le plus vite possible. Cependant, le film diffère à l’étape suivante. En effet, dans la plus part des films catastrophes, la personne instruite prévient tout le monde, mais personne ne la croit… Dans le cas de 2012, tout le monde croit le sympathique Adrian Hamsley et suit ses consignes à la lettre.

On a donc droit à un gros changement, 2012 se démarque donc des autres films catastrophes sur ce point. Ainsi, les autorités vont donc construire des « vaisseaux » pour sauver une poignée d’élues capable de créer le nouveau monde quand l’ancien sera complètement anéanti. De plus, les autorités seront au courant de tout et pourront sans trop de problèmes (mais y en aura, c’est un film catastrophe :p) sauver  les œuvres d’art, les découvertes scientifiques, une partie du patrimoine etc… On a donc à faire à des gens préparés, voir tellement préparés qu’ils en oublient une grosse partie de l’essentiel… Les gens.

Mise en place du plan de sauvetage

Le nombre de vaisseaux est donc limité et leur construction top secrète s’effectue dans un coin pommé en Asie. La majorité de la population ignore donc qu’ils sont en danger et qu’en 2012, tout va péter ! Cependant, car il y a TOUJOURS une exception, des « hippies » s’en rendent compte et en parlent à la radio, mais comme par hasard, seul un auteur de bouquins foireux (ces bouquins ne marchent pas, mais visiblement c’est un bon écrivain) croit en cette histoire, cet homme s’appelle Jackson Curtis.

En prenant des vacances avec ses deux enfants, il arrive dans un lieu qu’il connait très bien, mais malheureusement cet endroit est scellé. Le protagoniste (ben c’est l’écrivain :D) décide d’enfreindre la règle d’or et d’aller voir ce qui se déroule dans son ancien petit coin. Il découvre une base secrète américaine digne de celle de la Zone 51. Dans cette base, il rencontre Adrian Hamsley qui après avoir fait l’éloge d’un livre de l’auteur lui dit de rentrer calmement chez lui. Le héros va donc passer une seule nuit sur le camping et c’est en visitant le poste radio d’un hippie qu’il découvre que quelque chose ne tourne pas rond. Déjà, il y a la base secrète américaine qui est là pour on ne sait quelle raison, en plus de cela, la zone où le personnage principal est rentré par effraction est dite instable.

L’écrivain va donc se poser des questions, en plus son ex-femme enchaîne en lui ordonnant de rentrer directement chez lui et de ramener les enfants, car il s’est déroulé des incidents d’ordre sismique chez elle. Le lendemain, le père de famille avec ses deux enfants décident de louer un avion et finissent par vite rentrer au domicile familial. Mais le pire est à venir, car dès qu’ils arrivent un gros séisme se produit…

Une course contre la mort

Le héros va ordonner à tout le monde de rentrer dans sa super limousine (j’ai bien dit une limousine :D), c’est alors que commence une course poursuite digne des plus grosses productions vidéo ludiques. L’homme va se mettre à conduire comme un pilote de F1, il  va éviter tous les obstacles devant lui, tout en échappant au sol qui s’écroule derrière lui (purée il est trop fort ce mec !). La scène possède des effets spéciaux plutôt bien réalisés, mais plein de choses ne tournent pas rond. Ben oui, à part le pilote de F1 l’auteur et sa famille, on ne voit pas énormément de personnes qui tentent de fuir la ville, il n’y a pas de cadavres non plus, pas de gens qui hurlent à part le conducteur qui crie : « Ouf » !, ou « AH » !; et sa famille qui gueule : « Va à gauche ! » ou « Tourne à droite ! » .

Enfin, les effets spéciaux sont plutôt bien réalisés, mais quand on y réfléchit de plus près, ça manque un peu de cohérence, dommage. Néanmoins, la course poursuite n’est pas encore terminée, car après être retourné au camping pour savoir où se trouve les vaisseaux top secrets. Le héros speed avec son camping car, tel Flash Gordon, pour retrouver l’avion qu’il avait loué plus tôt. Mais, car il y a un MAIS, dès qu’il arrive, il s’aperçoit que le pilote d’avion est mort à cause d’un séisme (mais l’avion juste à côté du corps est intact). Toutefois, le héros trouve une solution, le copain de son ex-femme est un pilote d’avion amateur, pourtant il va arriver sans trop de problèmes à conduire l’avion encore mieux qu’un professionnel…

En effet, le sol s’écroule à nouveau, un moment même, le héros tombe dans un précipice, tout le monde le croit mort, pourtant il arrive à grimper sans aucun problème et trouve encore les forces de rattraper l’avion qui débute son décollage. Le beau-père est le héros de cette scène, car même s’il n’a plus piloté depuis un moment, il n’a pas du tout perdu de sa forme, car il arrive à faire décoller l’avions en sous-régime, il passe entre deux tours qui sont en train de s’écrouler et il atterrit sans trop de difficultés.

En étant dans l’avion, le personnage principal décide de rencontrer son patron Yuri qui bien sûr en sait 3000 fois plus que le héros à propos du cataclysme qui se prépare. En fait, le patron était au courant depuis longtemps et il a reçu un message qui lui disait de se préparer à décoller quand les incidents débuteront. La famille de l’écrivain et le patron super riche (avec « sa famille aussi », ses deux fils jumeaux, sa petite copine Tamara et son serviteur) vont encore réussir à échapper à une catastrophe naturelle grâce à un des boeing de Yuri. La bande qui échappe à toutes les catastrophes décollent rapidement pour l’Asie, mais il va encore y avoir un incident, car à cause des divers évènements une partie de l’océan pacifique (pas sûr) est devenue l’Himalaya et ces derniers vont atterrir d’une manière incroyable !

Pendant que le serviteur ralentira l’avion tout en ouvrant sa porte principale, les passagers devront sortir à l’aide d’une des voitures de Yuri. Ces derniers y arrivent avec succès, par contre le serviteur va tomber dans un précipice avec l’avion… Les héros vont donc devoir trouver un moyen de s’en sortir, car ils sont dans un coin perdu quelque part en Asie, mais avec un peu de chance, ils vont croiser l’armée chinoise.

Mais comme vous le savez, l’armée ne fait pas dans les sentiments, les soldats demandent donc qui a des places pour aller dans les vaisseaux qui sont en réalité des bateaux géants. Yuri présente donc sa carte, celle de ses enfants, mais comme il est super riche et très très généreux, il a oublié les autres… La famille du héros va donc errer quelque temps dans les montagnes, mais par chance (de la vraie cette fois), ils vont rencontrer des asiatiques qui se dirigent vers les vaisseaux. Cependant en arrivant près des vaisseaux, un soldat chinois va leur barrer la route, mais bon, comme il est plutôt sympa, il va laisser passer le héros et toute sa famille.

En arrivant dans les vaisseaux, les héros tombent sur le vaisseau n°4, qui malheureusement pour eux est le vaisseau de la poisse. Pour commencer, c’est le vaisseaux où se trouve le mec le plus inhumain du film, en plus, le vaisseau va subir de gros incidents… Mais les héros vont quasiment tous en en réchapper. L’auteur va encore réussir à sauver tout le monde en permettant la fermeture totale du vaisseau, cependant la petite amie de Yuri, autrement dit Tamara, elle est mignonne, mais quand elle meure, c’est comme si rien ne s’était passé. En effet, il n’y a pas de musique tragique, les héros ne pensent presque même pas à la sauver, à la fin personne n’en parle, enfin on l’oublie limite (enfin quand j’étais au ciné, mes potes l’ont oublié lol, c’est pour dire quoi) et son chien est même plus important, car il est au premier plan à la fin du film.

Comme vous pouvez le ressentir je pense, raconter certains événements me blase pas mal, même si je l’ai quand même apprécié un minimum. En fait, ce qui me gène, c’est que les faits sont vraiment exagérés au plus haut point, c’est un film catastrophe je sais bien, mais disons que ça manque de finesse à certains moments. Par exemple lorsque le beau père arrive à piloter l’avion comme un pilote de chasse, lorsque le héros échappe à tout ce qui s’écroule derrière lui en limousine, quand il arrive à se relever sans problème du précipice etc… A mon goût, le film fait juste un petit peu trop dans le spectaculaire et est un peu trop long (2h30, je pensais que ça serait plus court,  et par moment je voulais regarder ma montre).

A mon avis, lorsqu’on réalise un film catastrophe, il vaut mieux qu’il dure au maximum 2 heures, car les héros échappent souvent à des évènements spectaculaires, au début ça va, mais après ça gave. Je résumerai en disant que trop de spectaculaire tue le spectaculaire. Toutefois, je reconnais quand même que le film dispose d’effets spéciaux plutôt bien réalisés, qu’à certains moments on ressent bien la peur (surtout chez les enfants des personnages) et que le film innove par rapport à certains films catastrophes. Justement, je vais un peu parler de ces innovations.

Les plus du film

Le film, comme je l’ai dit précédemment commence un peu différemment par rapport à d’autres films catastrophes, tout le monde croit le scientifique lorsqu’il prédit les divers événements à venir. Le film tente plus ou moins bien de critiquer les divers facettes de l’être humain. Par exemple, le gouvernement qui construit les arches de Noé des temps modernes tarde à prévenir les dangers qui menacent la population. Cette dernière d’ailleurs est un peu prise pour une idiote, car le gouvernement pense qu’elle va paniquer comme une dingue lorsque les événements seront annoncés. Pourtant, la plupart du temps la population est à mon étonnement plutôt calme (sauf à la fin), les pompiers essayent de rassurer les gens, les gens écoutent avec calme le discours du président des Etats-unis, mais ne se précipitent pas  pour voler les biens des autres ou effectuer des actes encore plus odieux…

Je dis ça, parce qu’en fait, j’avais vu un film catastrophe ou apocalyptique où les gens n’hésitent pas à se battre entre eux pour se voler des biens. Mais je ne me souviens plus du nom de ce film :(. Par contre, les mayas qui on ne sait comment sont au courant de tous les évènements, décident d’organiser un suicide collectif pour échapper à la fin du monde

Ce qui m’a frappé aussi, c’est que le film a quand même réussi à montrer certains aspects contradictoires de l’être humain, par exemple Yuri le patron qui est odieux envers ceux à qui il doit la vie, n’hésite pas à se sacrifier pour sauver ses enfants. le président des Etats-unis et de l’Italie décident de ne pas prendre les vaisseaux et de soutenir la population occupant la terre ferme. Le scientifique Adrian Hamsley vers la fin énonce un discours pour sauver le plus de monde possible (malgré les interdictions), pourtant il n’est pas un saint non plus, car malgré ses bons côtés, il n’a pas vraiment chercher à prévenir la population auparavant, ni à sauver son collègue scientifique Satnam Tsurutani  qui pourtant à découvert tous à propos des événements.

Durant une grande partie du film, il se contente de se demander pourquoi la population n’est pas prévenue etc… Néanmoins, c’est quand même bizarre, car même s’il est un scientifique qui travaille au gouvernement, il met du temps à comprendre qu’en réalité les gens qui sont sauvés sont les plus riches, ce qui est complètement idiot d’ailleurs, car dans un monde complètement détruit, l’argent ne vaut plus grand chose car plus personne travaille… Enfin bon… Vous l’avez compris, 2012 réussit en parti à montrer les aspects les plus odieux de l’être humain, tout en démontrant que même si ces aspects existent, il y aura toujours des personnes qui auront le sens de l’honneur (certains présidents), de la compassion (le soldat asiatique et les asiatiques qui aident la famille du héros), du sacrifice (Yuri) etc…

Conclusion

2012 est un film catastrophe qui réussit à se démarquer de ses compères, mais il souffre de sa longueur et sûrement de son ambition, car en voulant faire trop dans l’incroyable, le film devient banal voir incohérent par moment. Le film arrive à montrer certains aspects de l’être humain, on pourra tout de même regretter que la blonde Tamara meure incognito… Les effets spéciaux sont plutôt impressionnants, les bruitages le sont aussi (mais pas plus que ça). 2012 est donc un film quand même agréable à voir au cinéma, même si c’est trop long pour ce que c’est, on passe tout de même un agréable moment.

La vraie date : 14 janvier 2010